Le blog des éditions Libertalia

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Rosa Parks, Mon histoire dans Jeune Afrique

vendredi 15 mars 2019 :: Permalien

— REVUE de PRESSE —

Publié dans Jeune Afrique n° 3034, du 3 au 9 mars 2019.

Femme assise,
femme debout

Parue en 1992 aux États-Unis, l’autobiographie de Rosa Parks est enfin traduite en français. L’occasion de découvrir la militante qu’elle fut.

On connaît de Rosa Parks (1913-2005) son refus de rejoindre les places arrière réservées aux Africains-Américains dans un bus de Montgomery, en Alabama, le 1er décembre 1955. Arrêtée puis condamnée à une amende, cette femme de 42 ans sera le détonateur d’un boycott de plus d’un an de la compagnie qui conduira à l’inconstitutionnalité des lois ségrégationnistes dans les bus et à l’émergence de figures pour l’égalité des droits civiques, dont le docteur Martin Luther King. Il a fallu attendre 2018 pour que son autobiographie, parue en 1992 aux États-Unis, soit traduite en français par Julien Bordier. « Ceux qui vivent sont ceux qui luttent », cette phrase tirée d’un poème de Victor Hugo est le credo de Libertalia, maison d’édition indépendante et militante qui publie ce témoignage nécessaire. Elle caractérise aussi le destin d’une femme à la fois extraordinaire et ordinaire. Extraordinaire pour les raisons que l’on sait. Ordinaire car elle a vécu, comme beaucoup d’autres, les affres de la ségrégation dès le plus jeune âge. Le livre nous plonge dans l’intimité, indissociable du racisme, de Rosa Parks. Elle rappelle ainsi les humiliations subies tout au long de sa vie et aussi comment elle s’est construite, malgré tout, dans cet environnement délétère où son grand-père veillait le fusil à la main pour protéger sa famille du Ku Klux Klan, où des enfants blancs se permettaient d’agresser gratuitement des enfants noirs parce qu’ils étaient noirs, où réagir contre l’injustice exposait à la mort, où les tribunaux prenaient systématiquement le parti des Blancs contre les Noirs, où même les fontaines publiques avaient une couleur…

Leçon de vie

Au-delà de la compilation poignante des expériences vécues, Mon histoire est avant tout un livre politique. On est loin de l’image de la femme fatiguée qui ne voulait pas rejoindre la place qui lui était assignée. Rosa Parks et son mari étaient militants de longue date à la NAACP (National Association for the advancement of Colored People). Son geste de rébellion, aussi spontané soit-il, est dans le prolongement de son engagement. Couturière pour gagner sa vie, elle était secrétaire à la NAACP pour faire vivre ses idéaux. C’est en conscience qu’elle s’est mise en première ligne, puis qu’elle a accompagné le mouvement des droits civiques et créé, en 1987, l’institut qui porte son nom et celui de son mari. En France, Rosa Parks est aujourd’hui le nom d’un quartier, d’une gare, d’un centre commercial, de plusieurs établissements scolaires… Mon histoire, récit autobiographique, incarne qui était vraiment la femme derrière le vernis des étiquettes. En plus d’une leçon d’histoire, c’est une leçon de vie qui raconte comment en chacun de nous peut résider cet espace de résistance qui peut changer le monde.

Mabrouck Rachedi

Valérie Rey-Robert ans l’émission Terriennes sur TV5MONDE

vendredi 8 mars 2019 :: Permalien

— REVUE de PRESSE —

Valérie Rey-Robert participait à l’émission Terriennes du 8 mars 2019 sur TV5MONDE :
www.youtube.com/watch ?v= R89RR5NsTqQ

Une culture du viol à la française sur Cheek Magazine

vendredi 8 mars 2019 :: Permalien

— REVUE de PRESSE —

Paru sur le site Cheek Magazine, mars 2018.

6 livres féministes à lire en attendant le printemps

La fin de l’hiver s’annonce riche en sorties. Si les jours de froid reviennent, vous pourrez les passer sous la couette avec des essais réconciliant toutes les générations de féministes. Des pionnières à la seconde vague (Betty Friedan et Gloria Steinem) aux féministes intersectionnelles (Valérie Rey-Robert, Réjane Sénac et Françoise Vergès) en passant par une voix qui s’élève contre les thérapies de conversion, il y a de quoi étendre son horizon.

Une culture du viol à la française , de Valérie Rey-Robert

Ça raconte quoi ? Dans son premier essai, la brillante blogueuse féministe Crêpe Georgette décrypte l’histoire de la culture du viol dans la société contemporaine. De l’origine du terme « rape culture » dans les années 70 aux États-Unis aux affaires DSK et Weinstein, elle explique la manière dont la parole des victimes de violences sexuelles a été tue.

Pourquoi on le recommande ? Le blog de Valérie Rey-Robert a, au fil des années, permis à de nombreuses féministes en herbe de faire leur éducation. Dans son essai, elle continue sur cette voie en réalisant un travail extrêmement complet sur la culture du viol. En s’appuyant sur des chiffres, des affaires judiciaires et des exemples issus de la pop culture (comme les tristement célèbres scènes de Game of Thrones), elle montre la manière dont la société a inventé la figure du violeur tapi dans l’ombre d’une ruelle, faussant totalement la réalité des agressions sexuelles. L’essai analyse aussi des événements récents comme le traitement raciste des agressions sexuelles de Cologne en 2016, l’image du séducteur véhiculée par les médias après l’affaire DSK ou encore le mouvement #MeToo et la peur très française d’une « chasse aux sorcières ». Le féminisme de Valérie Rey-Robert est résolument intersectionnel et elle n’oublie jamais d’analyser les biais racistes ou classistes de cette culture. Dans la dernière partie de son essai, elle propose une analyse très actuelle et passionnante de « la culture du viol “à la française” qui tendrait à prendre des actes qui sont des violences sexuelles pour des faits culturels typiquement français ». Elle arrive même à glisser, au milieu d’histoires toutes plus désespérantes les unes que les autres, quelques notes d’humour. Et une fin pleine d’espoir.

Valérie Rey-Robert sur Radio Parleur

mercredi 6 mars 2019 :: Permalien

— REVUE de PRESSE —

« Procès Baupin, “ Ligue du Lol ”, agressions sexuelles chez les jeunes communistes : le premier livre de Valérie Rey-Robert, Une culture du viol à la française, du troussage de domestique à la liberté d’importuner, paraît dans un contexte très chargé. Radio Parleur a rencontré cette militante féministe, connue pour son blog Crêpe Georgette. » (5 mars 2019)
radioparleur.net/2019/03/05/valerie-rey-robert-viol-livre/

Dominique Vidal invité de La Midinale de Regards

mardi 5 mars 2019 :: Permalien

— REVUE de PRESSE —

Dominique Vidal était l’invité de la Midinale de Regards du 5 mars 2019 autour de la question « antisionisme = antisémitisme ? » :
www.youtube.com/watch ?v=FWgbnKl8Bnk

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